Echappées inattendues du CNRS : "Survivre à l’asphalte : leçons de vie des milieux fragiles"
Dans le cadre du temps fort 2026 de Stéréolux « Mémoires des mondes fragiles » les Échappées Inattendues du CNRS proposent, lors d’une micro-conférence, trois éclairages concrets sur la résilience des territoires fragiles. Ici, données scientifiques, récits de terrain et technologies deviennent des outils pour renouveler notre regard sur le vivant. Comme l’ensemble de la programmation de Stereolux, cette micro-conférence nous invite à devenir témoins — et peut-être gardiens — de ces mondes en sursis.
Comment réparer les dommages de l’artificialisation des sols ? Comment les citoyens deviennent-ils les gardiens des espaces ordinaires ? Et comment une île comme l’île d’Yeu transforme-t-elle la menace de l’érosion côtière en une opportunité de veille environnementale participative ? Avec cette micro-conférence, plongez dans des récits où science, société et territoires s’allient pour imaginer des solutions durables, et où les acteurs — scientifiques, habitants ou collectifs — deviennent sentinelles de leur environnement.
Au programme :
Compenser les impacts de l’asphalte pour sauver la nature ?
Afin
de limiter les impacts de l’aménagement des territoires sur la
biodiversité, la compensation écologique est une disposition qui permet
aux porteurs de projets de réaliser, en contrepartie, des mesures
favorables à la biodiversité équivalentes aux dommages causés. Lors de
sa micro-conférence, Anne-Charlotte Vaissière posera la question de
l’efficacité et de la légitimité de cet outil à réparer les traces de
l’artificialisation selon une diversité de points de vue : écologique
mais aussi social, organisationnel ou encore juridique.
Par :
Anne-Charlotte Vaissière, économiste au CNRS au laboratoire
Écosystèmes, biodiversité, évolution (ECOBIO, CNRS/Université de
Rennes), au sein de l’Observatoire des sciences de l’environnement de
Rennes (Oseren, CNRS/Université de Rennes/Université de Rennes 2)
Sentinelles des milieux ordinaires : quand les collectifs citoyens révèlent ce que l'artificialisation efface
Laure
Cormier étudie les mobilisations citoyennes qui naissent en périphérie
des métropoles face aux projets d’aménagement. Dans le cadre d’un
programme de recherche en périphérie nantaise, elle observe comment des
riverains deviennent les gardiens d’espaces ordinaires (prairies,
friches, zones humides résiduelles) et dont la valeur socio-écologique
pèse peu face au potentiel économique d’une artificialisation plus
rentable.
Par Laure Cormier, géographe de l’Université
d’Angers au laboratoire Espaces et sociétés (ESO, CNRS/Université
d’Angers/Le Mans Université/Nantes Université/Université Rennes
2/Unicaen)
Artificialisation, développement économique, risques côtiers et changement climatique : îles au centre !
Quels
engrenages socio-économiques se cachent derrière les processus naturels
? Elsa Cariou étudie les risques côtiers et, depuis huit ans, elle
explore, avec les insulaires des îles d’Yeu, Noirmoutier, Mayotte et
Ouvéa, les moyens d’action mobilisables pour accompagner les transitions
dans ces territoires isolés et faire bouger les lignes individuelles et
collectives.
Par Elsa Cariou, géologue de Nantes Université
au sein de l’UARO (CNRS/Cnam/IMT-Atlantique/Nantes Université/Université
Angers/Université Gustave Eiffel), intégrée à l’Observatoire des
sciences de l'Univers Nantes Atlantique (OSUNA).
Gratuit sur réservation : https://stereolux.org/agenda/survivre-lasphalte-lecons-de-vie-des-milieux-fragiles
De 18:30 à 19:15
